mercredi 24 juin 2026 DringActualitésgetdring
Franchise

Jack's Burgers : l'ancien joueur de poker qui passe le Sud-Ouest à la franchise

Né dans les Landes en 2012, repris par un ex-tennisman devenu joueur de poker, le réseau de burgers ouvre sa franchise sur l'axe Bordeaux-Toulouse, avec un management à contre-courant du secteur.

Née en 2012 à Capbreton, dans les Landes, Jack's Burgers ouvre son réseau en franchise et vise d'abord l'axe Bordeaux-Toulouse, avec des premières adresses prévues à Biarritz, Dax et Toulouse à l'été 2026. À sa tête, un profil inhabituel dans le burger : Raphaël Jannel, ancien joueur de tennis de haut niveau reconverti en joueur de poker professionnel.

2012
Naissance de l'enseigne à Capbreton
5 M€
Investissement dans la cuisine centrale
35
Restaurants approvisionnables par jour

Un rachat patient

Jannel découvre l'enseigne comme client. Il se forme à tous les postes en 2015, puis rachète progressivement les restaurants aux fondateurs, Caroline et Julien Escande, entre 2018 et 2020. Le groupe compte aujourd'hui une dizaine de restaurants et plus de cent salariés, sur la côte landaise et basque. Avant d'ouvrir à des partenaires, il a testé son modèle pendant trois ans avec des franchisés pionniers à Bayonne, Anglet et Saint-Jean-de-Luz. Le groupe situe son chiffre d'affaires jusqu'à 16,5 millions d'euros sur le dernier exercice.

Une cuisine centrale à cinq millions d'euros

Le pilier du dispositif est un site de 1 700 mètres carrés à Saint-Geours-de-Maremne, inauguré en 2024, qui réunit restaurant pilote, bureaux, centre de formation et atelier de production. On y prépare les sauces, les desserts, la découpe des légumes et le poulet pané maison, de quoi livrer jusqu'à 35 restaurants par jour sur l'ensemble du territoire. L'investissement a atteint cinq millions d'euros. Pour le franchisé, cela se traduit par une cuisine simplifiée, des surfaces réduites, moins de recrutements techniques et de meilleures marges.

Des conditions et deux formats

Côté chiffres, le droit d'entrée s'élève à 35 000 euros, l'apport personnel à 80 000 euros, l'investissement global à environ 500 000 euros, complétés d'une redevance de 6 % du chiffre d'affaires et d'une contribution publicitaire de 1 %. L'enseigne décline deux formats : un modèle City, de 100 à 250 mètres carrés en centre-ville, et un modèle All-In, plus grand, en périphérie, avec des objectifs de chiffre d'affaires pouvant atteindre 2,5 millions d'euros par restaurant. La première vague de franchises cible l'arc atlantique, de La Rochelle à Toulouse, avant un éventuel passage à l'échelle nationale.

Un management inspiré du sport

L'enseigne mise sur une politique sociale à rebours de l'image du fast-food. Le groupe a construit une résidence pour ses saisonniers, quinze chambres pour cent euros par mois, met une quarantaine de vélos électriques à disposition et prend en charge les repas du personnel. Une approche que Raphaël Jannel dit emprunter aux méthodes du sport de haut niveau, et un argument de poids dans une région touristique en tension sur l'emploi saisonnier.

Cette prudence est assumée jusque dans la stratégie. Plutôt que de créer une enseigne de toutes pièces, l'ancien joueur de poker a racheté un concept déjà éprouvé, l'a testé trois ans en franchise, puis a investi cinq millions d'euros dans un outil industriel avant de recruter le moindre partenaire. Une logique de gestion du risque qui tranche avec la course à l'ouverture observée chez beaucoup d'enseignes de restauration rapide, et que le dirigeant met désormais en avant pour convaincre ses futurs franchisés.

SourceSources croisées : L'Express Franchise, presse régionale landaise, France Bleu
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